Herbes salées

Récolte

Hier il a plu chez le voisin avant de pleuvoir ici. Je dois mener une bonne vie pour être ainsi privilégier !

J’en ai profité pour faire quelques récoltes. C’est plus précisément dans le tout nouveau jardin  »Du jardin à l’assiette » que j’ai jeté mon dévolu. En fait j’avais une idée bien en tête : faire quelques pots d’herbes salées. En fait non, mes idées de grandeur voulaient faire une méga production de petits pots d’herbes salées mais  je n’ai réussi qu’à remplir deux contenants. C’est mieux ainsi. Comme la nature se renouvelle à chaque année, j’en ferai d’autre l’an prochain. Un premier tour d’horizon m’a permis de composer une recette, que j’ai vite compris sera, unique. Unique dans le sens de : je cueille ce que la nature m’offre en cette journée. Je n’aurai peut-être pas la même récolte l’an prochain lorsque j’aurai le goût d’en refaire.

Un petit retour sur ce jardin  »Du jardin à l’assiette » Nous l’avons installé l’an passé, juste à la porte d’entrée de la maison. Soit la quasi devanture de la maison s’est transformé en jardin comestible. Les rosiers, dont la première fleur et sûrement la seule de l’année s’est pointée hier, sont en arrière plan. Ils seront utiles pour la gelée de pétales de roses ainsi que quelques préparations de crème à la rose. On y retrouver ensuite les fleurs comestibles et surtout beaucoup de fines herbes. Les possibilités culinaires et transformations sont quasi infini. L’idée est d’y tenir l’atelier  »Du Jardin à l’assiette » à même ce jardin. Comme ce jardin est encore tout jeune, j’en profites pour y faire mes expérimentations culinaires. Il sera à point pour vous accueillir dès l’an prochain.

Cette recette vous est présenté par une herboriste passionnée de bonne bouffe. N’hésitez pas à vous familiariser avec nos produits, services et atelier via notre site ou notre chaîne Youtube.

C’est donc avec un but bien précis que j’ai récolté livèche, persil, trèfle rouge, tête d’ail, ciboulette, sarriette ainsi que  sauge. J’aurais très bien pu y prendre du plantain, l’oseille, le thym, l’origan ainsi que de jeunes feuilles de pissenlit. Je vous le dis, les possibilités sont infinies.

La méthode est assez simple. Elle consiste à nettoyer et broyer toutes les herbes. Mon truc est de finement les ciseler avant de les mettre au mélangeur. Je sais vous voulez des proportions…. Alors les voici :

ENVIRON

2 tasses de livèche et de persil

1 tasse de trèfle rouge et de ciboulette

2 têtes d’ail

1/2 tasse de sarriette

1/4 tasse de sauge

2 carottes

1 oignon rouge

Ce qui m’a donné environ 2 tasses de pâte verte à laquelle j’ai ajouté 1/2 tasse de sel (j’ai utilisé le sel que j’avais sous la main, soit du sel de mer de l’atlantique assez gros grain). La plupart des recettes vous demanderont de faire des étages d’herbes et de sel pour ensuite les mélanger. Ici on aime la simplicité. Une seule étape et c’est fin ! On rempli les pots de style Masson de la préparation et on les oublie quelque temps au frigo. On peut les utiliser après 3 jours de macération mais la recette se bonifiera avec le temps. Déjà une lichette au dos de la cuillère m’assure le succès de cette recette.

Si le miel est le seul aliment qui  se garder éternellement, je crois que les herbes salées ne sont pas loin derrière !!

Cet article vous a t-il inspiré ? Avez vous votre petit coin de fines herbes que vous transformer ? Il nous fera plaisir de vous lire.